EXPOSITION DES MEMBRES

GALERIES NICOLAS BOURRIAUD

Notre Biennale 2021 du 21 septembre au 23 octobre 2021

Les galeries Nicolas Bourriaud entendent perpétuer la tradition parisienne de la Biennale et exposer au 1 quai Voltaire des sculptures d’exception dignes d’y figurer. Dans un décor épuré, la scénographie s’attache à faire ressortir les sculptures et les détails et nuances de leurs patines. C’est un honneur pour nous de vous donner la primeur de notre plus belle sélection d’œuvres.
Commençons avec Antoine-Louis Barye (1795-1875), surnommé le « Michel-Ange de la Ménagerie ». Il nous donne à voir un superbe Lion assis numéro 1, imposant d’autorité et parfait de ciselure. Autre adepte assidu du jardin des Plantes, Rembrandt Bugatti (1884-1916) est représenté quant à lui par un Flamant en marche, modèle de gracilité qui semble se déplacer au fil de l’eau. On peut aussi citer le célèbre François Pompon (1855-1993) et son Oie sur terrasse arrondie, modèle de 1926 ou bien encore Jane Poupelet (1874-1932) grande figure de la sculpture du début du XXe siècle et son Ânon, modèle choisi pour participer à la première exposition du « Groupe des Douze » en 1932. Sans oublier le prolifique Edouard Marcel Sandoz (1881-1971) et sa Famille de lapinstouchante de réalisme, qui n’a été éditée que pendant cinq ans à partir du 24 février 1944.
Les animaliers ne sont pas les seuls sculpteurs à l’honneur dans l’exposition. On peut y découvrir le buste en plâtre du Prince impérial de Jean-Baptiste Carpeaux (1827-1875), offert par le sculpteur à l’écuyer Rainbeaux, écuyer du Prince impérial. Auguste Rodin (1840-1917) est présent avec L’Éternel Printemps 4èmeréduction, admirable groupe sculpté où les deux amants se fondent littéralement l’un dans l’autre. Dans cette fusion amoureuse, l’homme ouvre son torse alors que la figure féminine (reprise de l’œuvre le Torse d’Adèle inspirée d’Adèle Abruzzesi, un des modèles favoris de Rodin) déploie éperdument sa cambrure.De la même période, le Rêve au coin du feu de Camille Claudel (1864-1943), dont le plâtre (N° 140) fut présenté à l’exposition Universelle de 1900, est d’une grande rareté sur le marché de l’art. Notre exemplaire est une exceptionnelle fonte d’Eugène Blot (1857-1938). L’exposition se prolonge avec Les chants immortels de Joseph Bernard (1866-1931), visage intérieur dont l’expression devait représenter le symbole de la communion avec l’infini. Puis la musique poursuit ses gammes, avec Antoine Bourdelle (1861-1929) et son émouvant Beethoven à la colonne dont le portrait correspond à une empreinte faite sur le vif. Le musée Bourdelle possède un exemplaire en plâtre en tous points similaire au nôtre à l’exception, évidemment de la dédicace. Nous ne manquerons pas d’évoquer également le Nu assis ou Printemps de Charles Despiau (1874-1946) numéroté 3/3, chef-d’œuvre d’équilibre classique qui a été vraisemblablement exposé en 1925 au Pavillon du collectionneur Ruhlmann. Parmi cette pléiade d’artistes français se distingue un célèbre sculpteur japonais, Yasutake Funakoshi (1912-2002) et son beau Portrait de femme, l’une de ses toutes premières œuvres en taille directe qui a su séduire un diplomate français en poste au Japon dans les années 50.
Ce tour d’horizon ne reflète qu’une partie de la trentaine de sculptures spécialement sélectionnées pour leur qualité irréprochable; nous serons heureux de vous présenter cette année encore notre « Biennale 2021 » dans son espace dédié, rive gauche. Nicolas Bourriaud

 

Du 21/09/2021 au30/10/2021

11H00-19h00

Du 21/09/2021 au30/10/2021

1 quai Voltaire 75007 Paris