Les Conférences du Mercredi au Syndicat National des Antiquaires

Le Syndicat National des Antiquaires vous invite à découvrir au travers de conférences gratuites et accessibles à tous (dans la limite des places disponibles), le monde de l'art, le patrimoine national et international, les métiers méconnus, la place de la culture dans la société et bien d'autres sujets encore !


Les conférences ont lieu au Syndicat National des Antiquaires - 17 boulevard Malesherbes 75008 Paris 

 

Elles sont organisées par Jean-Gabriel Peyre, président de la commission « Conférences et cycle culturel ».

Jean-Gabriel Peyre

 

Programme de l'année 2016

7 conférences (en français) aux sujets éclectiques!
Le choix des intervenants, spécialistes en leurs matières, est le garant de la qualité des sujets traités, lesquels, nous l'espérons, captiveront aussi bien les membres du SNA que les auditeurs libres.

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Le 27 janvier 2016, à 18h30

JOAQUIN SOROLLA (1863-1923), entre tradition et modernité

Par Véronique Gerard-Powell, maître de conférences honoraire Paris Sorbonne

Après un long oubli, la luminosité, la vivacité et le goût de l'intime qui caractérisent l'oeuvre du peintre espagnol Joaquín Sorolla ( 1863-1923) séduisent à nouveau le public et les amateurs.
Cette conférence, faite dans l'opitique de l'exposition monographique qui se tiendra au Musée des impressionismes de Giverny, souhaite démontrer comment il est tout à la fois un peintre classique - il a pratiqué tous les genres, de la peinture d'histoire à la peinture décorative et au portrait - et un peintre de la modernité grâce à son travail sur la lumière et la couleur.


Légende :
Sorolla, portrait d'Ernest Coquelin, Paris, 1906, Fundación Masaveu, Oviedo

 
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Le 17 février 2016, à 18h30

le mobilier d'ébénisterie a l'epoque de louis xiv : la marqueterie de fleurs

Par Daniel Alcouffe, conservateur honoraire au Musée du Louvre

Un aspect de l’ébénisterie française sous le règne de Louis XIV : la marqueterie de fleurs

Parallèlement à la marqueterie dite marqueterie Boulle, l’ébénisterie française à l’époque de Louis XIV, de 1660 à 1715,  connaît un autre courant  séduisant: la marqueterie de fleurs, illustrée par des ébénistes comme Pierre Gole, Aubertin et Renaud Gaudron, et pratiquée aussi dans d’autres pays d’Europe à la même époque. Très polychrome, utilisant à la fois des bois indigènes, des bois exotiques et de l’ivoire, le décor floral est d’abord réparti en compartiments sur les meubles –cabinets, armoires, bureaux, commodes -  puis se répand sur l’ensemble des surfaces, en assimilant l’influence de Berain. La marqueterie subit ensuite une longue période de disgrâce dans le mobilier français jusqu’en 1745.

 

 
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Le 23 mars 2016, à 18h30

dans la lumiere de berthe morisot conference complete

Par Dominique Bona, de l'Académie française

Auteur d'une biographie de Berthe Morisot et de plusieurs livres qui évoquent cette artiste
à la personnalité attachante et rayonnante, Dominique Bona fera revivre une époque, un milieu, une famille : plusieurs générations d'artistes qui, des Impressionnistes jusqu'à Paul Valéry, ont vécu, créé et aimé "dans la lumière de Berthe".

 

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Le 11 mai 2016, à 18h30

la mirifique collection de céramique du chateau-musée de saumur

Par Antoinette Hallé, conservateur général du Patrimoine- directeur honoraire du musée national de Céramique, Sèvres

« Le château de Saumur est associé à une image médiévale, celle des Très riches heures du duc de Berry. Les bonheurs de l’histoire lui ont aussi permis de recevoir la collection de 8 500 œuvres du comte Lair, collection qui comporte 1 350 céramiques choisies avec le plus grand talent, de la faïence de Masséot Abaquesne à toute la variété de la porcelaine du 18e siècle.
Nous vous invitons à une promenade, au croisement de l’érudition et de l’émotion artistique. »

 

Assiette en faïence de Lyon, de l’atelier dit « de la borne branchée », vers 1757, à décor polychrome de grand feu et inscription dans le décor : A.V.
Elle a 26 cm de diamètre, et pour inventaire le numéro Lair 699

 

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Le 15 juin 2016, à 18h30 -

soieries et broderies d'or pour le saint-sepulcre de jérusalem

Par Danièle Véron-Denise, conservateur honoraire du patrimoine

 

 

Soieries et broderies d'or pour le Saint-Sépulcre de Jérusalem

Depuis le XIVe siècle, les Franciscains ont obtenu des autorités musulmanes le droit d'officier au Saint-Sépulcre de Jérusalem et sont devenus les gardiens officiels des Lieux Saints pour les catholiques. A ce titre, ils ont reçu, de la part des nations chrétiennes, des dons somptueux en orfèvrerie et en ornements liturgiques destinés aux célébrations religieuses. Confectionnés dans les matériaux les plus riches, or, argent, soie, perles ou pierres précieuses, plusieurs de ces ornements ont une histoire à nous raconter.

 

 

Ornement offert par la République de Gênes en 1686 (détail)

 

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Le 19 octobre 2016, à 18h30

Belloir & vazelle, tapissiers-décorateurs de la deuxième moitié du xix° siècle :
splendeurs impériales, fêtes mondaines et pompes républicaines

Par Jane Roberts, marchande, expert CNE Peintures et dessins XIX et XX siècles

 

Un sens du raffinement dans l’apparat ainsi que celui d’un luxe inouï étaient le propre de la maison Belloir et Vazelle dont les archives ont été récemment  découvertes.
Dans la France du Second Empire et du début de la Troisième République, Belloir & Vazelle dessinèrent les intérieurs du Tout Paris, et créèrent des décors pour les bals et les réceptions parisiennes à la mode. Ils réalisèrent également les rideaux de scène et le mobilier de tous les théâtres de la capitale, à commencer par l’Opéra-Garnier.

 

Décor pour le bal donné par l'Ambassade d'Autriche, le 28 mai 1867 à l’occasion de l’Exposition universelle
Crayon, aquarelle, gouache
34,9 x 56 cm
Musée d’Orsay, Paris

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Le 23 novemre 2016, à 18h30

l'heure à l'egyptienne : pendules pharaoniques, XVII°-xxi° siècle

Par Jean-Marcel Humbert,conservateur général honoraire du patrimoine

 

Plus encore qu’un objet usuel et pratique, la pendule est un élément décoratif en soi. Et parmi tous les types de décors dont elle a su se parer, ceux inspirés de l’Égypte antique sont d’une variété infinie. S’inspirant largement de l’iconographie du XVIIIe siècle aux dépens de l’archéologie, ils permettent d’admirer en petites dimensions toute la grammaire décorative de l’égyptomanie reprise pour agrémenter – et accompagner – l’heure qui s’écoule et la relativité du temps historique. Obélisques, sphinx et temples sont accompagnés de pharaons et de dieux traités dans les matières et les couleurs les plus variées. Un florilège étonnant toujours à l’heure de la mode du moment.

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Cartier : pendulette égyptienne reprenant la forme d’un portique de Karnak, 1927
Lapis-lazuli, nacre gravée de figures égyptiennes et soulignée de corail.
Collection Cartier © Cartier