Conférences 2006

Le 24 janvier 2006

VENTES REVOLUTIONNAIRES A VERSAILLES; 1793-1794

Par Christian Baulez, Conservateur Général au Musée National du Château de Versailles



La vente aux enchères du mobilier du Château de Versailles, ordonnée en 1793 par la Convention, a durablement marqué l’imagination des amateurs car il fallut près d’un an pour disperser plus de 17 000 lots.

Christian Baulez est conservateur général au Musée National du Château de Versailles, chargé du mobilier et des objets d’art, ainsi que du remeublement du château.

Il analysera le pourquoi et le comment de ces ventes , en refera le parcours illustré de ce qui fut conservé ou vendu, avant de dresser le bilan de ce qui fut sur le moment un échec économique avant de devenir une catastrophe naturelle.

Le 26 mars 2006 

LA FEMME DANS L'OEUVRE DE FELIX VALLOTTON

Par Marina Ducrey, Fondation Vallotton, Lausanne, Suisse



La femme occupe une place centrale dans l’oeuvre peint, gravé, dessiné et littéraire de Félix Vallotton, l'artiste franco-suisse né à Lausanne en 1865 et mort à Paris en 1925. Les quelque 470 tableaux qu'elle hante témoignent par leur diversité de l'attitude complexe du peintre envers le beau sexe.
Tendresse, passion, répulsion, reconnaissance s'expriment tour à tour au travers de scènes d'intérieurs et de rues, de nus savamment érotiques, de grands sujets mythologiques assortis de violence ou encore de portraits figurant des types de femmes plus que des personnes.

S'il a pu dire «Qu'est-ce que l'homme a donc fait de si grave qu'il lui faille subir cette terrifiante associée qu'est la femme?», celle-ci n'en a pas moins exercé sur Vallotton une attraction permanente qui lui a inspiré certaines de ses plus belles toiles.

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Le 20 juin 2006

Le décor à grotesque sur la faïence

Par Jean-Gabriel Peyre, Président de la Compagnie Nationale des Experts spécialisés en oeuvres d’art


La découverte de la Domus Auréa et l’interprétation par Raphaël et ses élèves des décors à fresque qui s’y trouvaient à donné naissance au début du XVIe siècle à un nouveau style : le décor à grotesque.
Du Vatican à la Farnésine, des villas médicéennnes au Palais du Té, la grotesque triomphait sur les murs peints à fresque des palais.

A telle enseigne que les artistes sur majolique au XVIe siècle l’utiliseront et que l’on donnera à ce style le nom de décor raphaëlesque.

En France au XVII° siècle les ornemanistes Bérain feront évoluer ce style tout en gardant certaines figures originales.

Au XVIII° siècle Alcora et Moustiers réactualiseront cette manière en transformant la grotesque en caricature toujours fort appréciée des collectionneurs..

Le 9 novembre 2006 

Hommage à Jean-Henri Riesener à l’occasion du bicentenaire de sa mort

Par Daniel Acouffe, Conservateur général honoraire au Musée du Louvre

On célèbre cette année le bicentenaire de la mort de Jean-Henri Riesener (1734-1806).
Comme beaucoup d’ébénistes parisiens des XVII° et XVIII° siècles il était originaire de Rhénanie.
Formé par son illustre compatriote Jean-François Oeben, il dirigea son atelier à l’Arsenal après sa mort en 1763, grâce à l’appui de sa veuve qu’il épousa en 1767. Il devint en 1774 ébéniste du Garde-Meuble royal, fonction qu’il conserva jusqu’en 1784.

Riesener était comme Boulle ou Cressent un véritable créateur, de formes et de décors. Sa production subsistant est considérable et immédiatement identifiable .

Ce fut pour Marie-Antoinette qu’il créa ses oeuvres les plus harmonieuses et les plus audacieuses dans les dernières années de l’Ancien Régime.